conseil municipal du 26 janvier 2015

les Brindasiens attendaient un plan de mandat, la majorité propose un catalogue de bonnes intentions !

Serions-nous encore en campagne électorale ? 

Sous le précédent mandat le budget était voté en décembre pour l’année suivante.

Cela présentait le double avantage d’aligner les comptes sur l’année civile et de pouvoir être financièrement efficace dès le 1er janvier.

La majorité actuelle a décidé de différer le vote du budget en février, soi-disant pour mieux l’appréhender. Dont-acte, mais nous espérions  alors que le D.O.B. (Débat d’Orientation Budgétaire), qui s’est tenu ce 26 janvier et qui précède le vote du budget, permettrait enfin de connaître ses réelles intentions.

Quelle n’a pas été notre déception !

Ce débat est normalement l’occasion de discuter et d’arbitrer entre les perspectives d’affectations budgétaires et la hiérarchisation des principaux projets de la mandature.

Mais pour faire cela encore faudrait-il avoir au moins réfléchi en amont aux fondements et au contenu de ces projets.

Malheureusement, le constat est une nouvelle fois affligeant et le manque de maîtrise du sujet continue de nous inquiéter.

Les Brindasiens demeurent toujours dans l’attente d’un véritable Plan de Mandat, avec une expression claire du pourquoi, du comment, du quand et surtout avec quels moyens !... 

Nous sommes toutefois d’accord sur un point : la diminution drastique des dotations, notamment de la part de l’Etat, cumulée avec l’augmentation des prélèvements que nous subissons (Amende Loi SRU, Fonds de Péréquation Inter Communal, …) et le transfert de charges (par exemple les NAP –Nouvelles Activités Périscolaires-) vont rendre très difficile la situation financière des communes. 

Mais là où le bât blesse, c’est l’absence assourdissante de réponse et de prise en compte de cette situation par la majorité.

Même si l’épargne réalisée par l’équipe précédente (près de 1.900.000 euros) peut laisser supposer que les réserves de fond de roulement sont importantes, il ne faut pas oublier qu’une bonne gestion, en période de disette, passe immanquablement pas une préservation rigoureuse de cette épargne.

Il est louable de ne pas vouloir toucher aux taux d’imposition locale, mais alors comment assurer l'équilibre budgétaire?

L’équipe précédente a veillé au désendettement progressif de la commune. Doit-on s’attendre à un renversement de tendance avec la nouvelle majorité qui ambitionne peut-être de recourir de façon plus importante à l’emprunt. Il est vrai qu’avec un apport rapide d’argent tout est presque permis et laisser en héritage aux Brindasiens une charge supplémentaire ne se fera sentir qu’ultérieurement.

 Et comment comprendre les augmentations de recettes annoncées à compter de 2017, d’où viennent-t-elles ?

Autre sujet d’inquiétude, qui fait naître en nous un doute sur le niveau de service apporté aux Brindasiens. Cela concerne le maintien de la totalité du personnel municipal à la suite de remarques appuyées, par le premier adjoint, sur leur nombre très (trop ?) important. Nous n’avons pas plus de précisions pour l’instant, mais serons vigilants sur ce point. 

Parmi les investissements prévus « au catalogue » de la majorité, il est à noter 2.060.000 euros pour les acquisitions de terrains réservés au PLU. Il semble que le Maire et son équipe n’ont pas compris la manière de gérer l’aménagement du territoire, et confondent outils de pilotage et dépenses publiques obligatoires. Qui plus est cette équipe n’a toujours pas intégré le rôle et la vocation de l’EPORA (Etablissement Foncier de l’Ouest Lyonnais), qui comme son nom l’indique est là pour accompagner, et donc aider les communes dans leur action d’acquisitions foncières, mais bien entendu à condition que ce soit au profit de projets servant l’intérêt général. 

Ensuite arrivent pèle mêle 750.000 euros pour la réhabilitation de l’ancienne cure (projet récupéré du programme de notre équipe mais que cette majorité compte miraculeusement réaliser intégralement en 2015, alors qu’aucune étude n’a encore été engagée), 50.000 euros en 2015 pour une étude concernant le bassin des Garennes (là aussi c’est un projet récupéré de notre programme, dont les études ont déjà été largement menées, mais pour lequel il n’y a rien de prévu quant à sa réalisation !), 42.850  euros par an pour la ZAC des Verchères (objet de la convention de réalisation avec l’OPAC programmée sur 8 ans), 70.000 euros pour une étude  de faisabilité d’un nouveau groupe scolaire (positionné en 2017 et là non plus rien n’est ensuite prévu pour sa réalisation), 500.000 euros pour la rénovation de la salle des fêtes, 180.000 euros dès 2015 pour une aire récréative avec skate-park (dont-on peut se demander la légitimité d’une programmation aussi urgente dans la conjoncture actuelle !) et 250.000 euros pour la couvertures des tennis (au plus tôt en 2018, enfin un point raisonnable). 

Le caractère inconsistant de cette programmation, et le manque criant d’explication rationnelle permettant de motiver les fondements de cette stratégie de développement de la commune, ne peut que laisser perplexe.

Aussi, pour tenter de nous rassurer, l’exécutif a toutefois jugé bon de nous prévenir que ces prévisions sont susceptibles de modifications ou de reports, selon les circonstances.

Comme quoi on nage en pleine improvisation… 

Il est alors apparu utile à nos élus de rappeler une notion simple et de bon sens :

« Pour que les dépenses soient justes, elles doivent répondre à des besoins et non pas à des demandes ou promesses électorales », surtout dans les conditions financières actuelles. 

Malheureusement nous ne pouvons que constater le défaut de perception par le maire de la nuance qui existe entre ces deux approches, puisqu’il considère comme  nécessaire de réaliser en toute priorité un skate parc, dont le besoin semble très relatif.

Et ce au lieu de concentrer les moyens disponibles au service du plus grand nombre avec la réalisation du bassin des Garennes, dont l’urgence se fait sentir à chaque période pluvieuse importante. 

Nous nous devons d’attirer l’attention sur la situation catastrophique du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), mis en place après des mois d’atermoiement, en plein dysfonctionnement, sans direction affichée, au point que certains membres bénévoles ont envisagé de démissionner. En parallèle, la commission intergénérationnelle ne s’est encore jamais réunie !!!

Qu’attend monsieur le Maire pour agir ?

Ces sujets, malgré les belles paroles, n’intéresseraient-ils pas la majorité ?

Les promesses et envolées lyriques ne font illusion qu’un temps, les Brindasiens attendent des faits, par exemple, enfin, des décisions concernant la résidence séniors.

L’inquiétude est grande, et nous ne sommes pas rassurés en examinant les propositions budgétaires de la majorité qui ne prévoit rien pour le financement du CCAS ! 

Ce Débat d’Orientation Budgétaire aurait pu, aurait du, être l’occasion pour l’exécutif de traduire dans les faits ses intentions.

Occasion manquée !

Ce n’est pas la longue lecture par l’adjoint aux finances d’un texte qui lui a été préparé, ni la répétition pathétique, une nouvelle fois, de la longue liste des promesses électorales, sans concrétisation, qui peut nous rassurer pour notre commune.

Monsieur le Maire est très sympathique, semble ouvert aux échanges, mais les Brindasiens attendent surtout de la majorité compétence, maîtrise des sujets municipaux et maintenant des actions dans l’intérêt général.

A ce jour, ce n’est pas le cas, peut-être du à des divergences au sein de cette majorité ? 

Annexe 4 :

 * Au titre du Code Général des Collectivités Territoriales, le conseil a voté à la majorité l’attribution à M. DUSSURGEY de l’indemnité de Maire pour la période où il a assuré l’intérim de M. BEFFY, du 4 avril au 2 octobre 2014, déduction faite de son indemnité d’adjoint, soit environ 7.300 euros brut.

Les élus de BVEB se sont abstenus lors de ce vote. 

Questions diverses

* Parc Relais : toujours aucune information de la part de la majorité concernant le lieu retenu pour cet important aménagement. Pourtant la décision doit être prise au cours du premier trimestre 2015. Ces tergiversations ne vont-elles pas nous en faire perdre le bénéfice ?

Pourquoi ne pas revenir à la solution initiale, longuement concertée, près des arrêts de bus et du collège, pratique pour les Brindasiens et nos voisins des communes proches ?

Revenir sur une mauvaise décision grandirait pourtant les responsables. 

* 19 Mars 1962 : concernant le déplacement de la stèle située place de la Paix et les cérémonies du 19/3/1962, la majorité va recevoir les représentants de la FNACA.

 

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