cr du conseil du 15 septembre: toujours et encore des inquiétudes

Bien préparé démocratiquement comme il était d’usage lors des mandatures précédentes, ce conseil municipal aurait pu se dérouler sereinement dans le cadre républicain qui sied à cette assemblée, tout en permettant aux élus d’exprimer leurs sensibilités.

Hélas, l’absence de préparation en amont, notamment en commissions (dont certaines n’ont toujours pas été réunies !) a conduit à un débat décousu mené à l’emporte-pièce par un premier adjoint dépassé (même par ses propres troupes) dès qu’une discussion s’engage.

 

Règlement intérieur : bien que reprenant de façon classique les grandes lignes du règlement précédent, la nouvelle mouture concoctée par la majorité recelait quelques sournoises tentatives de museler les groupes d’opposition.

Par exemple : « Le président de séance sanctionne les membres du conseil municipal qui perturbent le bon déroulement de la séance. Ainsi est rappelé à l’ordre tout conseiller qui entrave le déroulement de la séance de quelque manière que ce soit. »

Alors, questions : définition de la perturbation ? Simplement ne pas être d’accord avec le président ? De quel droit peut-il s’arroger ce pouvoir ? Dans quelles conditions ?

Et quid des sanctions ? Châtiments corporels ou des punitions à faire à la maison ? !!!

Heureusement ces fantaisies d’un goût douteux ont finalement été abrogées.

Mais l’organisation au préalable d’une commission générale, ce qui se fait habituellement, aurait évité ce long débat inutile … ce qui démontre une fois de plus un dysfonctionnement de la vie municipale. 

Frais d’inscription dans les associations sportives : lors du précédent conseil de juillet le groupe « Brindas Participation et Progrès » avait souhaité l’inscription à l’ordre du jour d’une délibération concernant une participation municipale aux frais d’inscription des Brindasiens dans les associations de Brindas. Nous avions émis un avis favorable pour l’inscription de cette délibération mais M. Dussurgey s’y était opposé, prétextant que les affaires inscrites à l’ordre du jour sont généralement soumises au préalable pour avis aux commissions compétentes, en l’occurrence la commission des finances.

Ce qui pouvait déjà prêter à sourire (si ce n’était aussi inquiétant) car les commissions ne se réunissent pas ou peu et que les décisions prises dernièrement l’ont été par la seule majorité, sans concertation (voir nos articles précédents).

Mais, en ce lundi, alors que la commission finances n’a toujours pas été saisie du sujet, cette délibération s’est retrouvée à l’ordre du jour. Ce qui était indispensable en juillet ne l’est plus en septembre !

A noter que cette délibération ne précisait ni conditions, ni montant.

Nous avons voté contre cette participation à l’issue du débat car nous considérons que cette action relève du CCAS (Centre Communal d’Action Social) … quand il sera enfin installé.

Et puis, et puis …. ! Nous avons assisté à une belle panique parmi la majorité (dont on peut se demander si toutes ses composantes étaient bien informées, mais il ne s’agit là que d’une interprétation) qui ne savait pas comment voter après la présentation laborieuse du président de séance. Au final, après plusieurs tentatives de scrutin dans une ambiance surréaliste, cette délibération, par ailleurs prévue dans les propositions de campagne de « Brindas Juste Pour Vous »  a été rejetée avec notamment 9 votes contre et 6 abstentions de la part de « l’équipe » majoritaire, qui s’est donc exprimée contre un projet présenté et défendu par son chef de file.

 Autres sujets : le conseil a voté à l’unanimité une motion de soutien à l’AMF (Association des Maires de France) pour alerter solennellement les pouvoirs publics sur les conséquences de la baisse massive des dotations de l’Etat.

Mesdames Agarrat, Chantraine et Weill ont été désignées comme représentantes du conseil au comité de jumelage Brindas-Chignolo Pô.

Suite à l’intervention de M. Ménétrier, la majorité s’est engagée à ne plus faire paraître d’éditorial du Maire ou de la majorité dans le bulletin « Brindas en bref », ce qui est interdit par la Loi car les groupes d’opposition ne peuvent s’y exprimer.

 Nous avons noté sur ce sujet le silence assourdissant de la « new » adjointe à la communication. 

Questions diverses : Concernant le parc-relais supprimé unilatéralement par M. Dussurgey, sans concertation avec les élus brindasiens ni avec les élus des communes voisines qui avaient ensemble conçu ce projet avec le SYTRAL, il semblerait, d’après cet élu, que ce parc ne serait pas abandonné. Il envisagerait un autre lieu « mieux approprié ». Mais quand et où ? Et quelle incidence sur le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ?

 Nous ne pouvons conclure cet article sans nous inquiéter du départ de la mairie de cadres et employés administratifs, connaissant bien la commune, sans bien entendu mettre en cause les compétences de leurs éventuels successeurs. C’est entre autre le cas « de fin de détachement sur emploi fonctionnel » de la Directrice Générale des Services qui quitte en conséquence la mairie. Cette décision douloureuse (sic) a été prise « entre nous » a confié M. Dussurgey.

Après « Brindas Juste Pour Vous », voilà donc «  Brindas Juste Entre Nous » ! Mais quel est le coût de cette décision et quelles répercussions sur la marche déjà chaotique de la mairie ?   

 

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